Journal de Lafayette

Feuille 2

Feuille 2

La mer est grosse. Je suis toujours aussi peu marin. Mais le capitaine dit que ces vents nous sont favorables et que cela nous permet d'échapper plus aisément à la vigilance des navires anglais qui sillonnent l'océan.

Je sais ce que je veux avant toute chose : rencontrer le général Washington qui m'est si cher, devenu pour moi plus que mon frère et presque le père que j'ai perdu. Que pourrais-je lui dire ? Que je lui apporte une modeste aide matérielle dans L'Hermione chargée à ras bord. Nous ne pouvions faire plus à Rochefort et à La Rochelle.

Je lui dirai surtout que tous les esprits éclairés de l'Ancien Monde regardent vers l'Occident, où les américains font souffler les vents de la liberté. Ensemble nous réussirons.

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